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Les épisodes de canicule sont de plus en plus tôts et fréquents en France. Les collectivités territoriales sont aujourd’hui face à un enjeu majeur de santé publique : adapter les écoles aux fortes chaleurs et améliorer durablement la qualité de l’air dans les établissements scolaires.

Alors qu’une nouvelle vague de chaleur touche actuellement la France, de nombreuses écoles se retrouvent confrontées à des températures difficilement supportables pour les élèves et les professeurs. Mais la chaleur n’est pas le seul enjeu : les épisodes caniculaires favorisent également la formation d’ozone, un polluant atmosphérique particulièrement nocif pour la santé.
Les collectivités peuvent agir dès aujourd’hui pour rendre les écoles plus résilientes face aux fortes chaleurs. Ces solutions ne doivent toutefois pas faire oublier un enjeu essentiel : réduire les polluants à la source.
Voici quelques exemples de projets :
La végétalisation des cours d’école peut contribuer à réduire les îlots de chaleur urbains et à améliorer localement la qualité de l’air. Certaines essences sont capables d’absorber une partie des polluants atmosphériques et de limiter la formation d’ozone en rafraîchissant les espaces urbains.
Mais toutes les essences ne présentent pas les mêmes bénéfices. Certaines peuvent augmenter le risque allergique en favorisant l’exposition aux pollens. Le choix des végétaux doit donc être pensé en lien avec les enjeux de santé environnementale et de qualité de l’air. Découvrir l’étude SESAME
Certaines collectivités vont plus loin en repensant entièrement l’architecture scolaire. L’école Simone-Veil de Tremblay-en-France, récompensée par l’Équerre d’argent 2025, illustre cette nouvelle génération d’écoles pensées pour le climat, la santé et le bien-être. Les matériaux sont biosourcés, la ventilation est naturelle, les cours sont végétalisées, les espaces sont modulables et la production d’énergie vient des panneaux solaires.
À Strasbourg, l’école Solange Fernex montre qu’il est possible d’intégrer la qualité de l’air dès la conception des établissements scolaires. Située près d’un axe routier très fréquenté, l’école a bénéficié d’une modélisation de la pollution permettant d’adapter son architecture et son système de ventilation pour mieux protéger les enfants. Cette expérience a ensuite contribué à faire évoluer le PLUi de l’Eurométropole afin de mieux prendre en compte l’exposition des publics sensibles à la pollution de l’air. Revoir notre webinaire « Comment améliorer la qualité de l’air dans et autour des écoles ? »