Veille |
Une étude publiée par Destin Commun en juin 2026 s’est intéressée à la perception des Français·es sur les enjeux de pollution. Une partie de l’étude est consacrée à la qualité de l’air et apporte plusieurs enseignements utiles pour les collectivités.

Les Français·es jugent plutôt positivement la qualité de l’air qu’ils respirent au quotidien. Près d’un Français·e sur deux estime que la qualité de l’air est bonne dans son lieu de vie. Pourtant, 59 % considèrent que la pollution de l’air a augmenté en France ces dernières années. À l’échelle de leur commune, ils sont en revanche une majorité à estimer que la situation est restée stable.
La pollution de l’air préoccupe davantage les habitants des grandes villes. Ils sont 64 % à se dire préoccupés, contre 35 % des habitant·es des communes rurales.

Les Français·es identifient bien les conséquences de la pollution de l’air au niveau respiratoire mais mal au niveau cardiovasculaire. Les maladies respiratoires, les cancers ou encore les irritations des yeux et de la gorge sont les effets les plus souvent cités.
En revanche, les polluants responsables sont moins bien identifiés. Les particules fines sont connues mais le dioxyde d’azote (NO₂) et l’ozone sont peu cités. L’étude montre également une confusion entre pollution de l’air et changement climatique.

Le transport routier est identifié comme la première source de pollution de l’air. En revanche, le chauffage résidentiel est rarement cité, alors qu’il contribue fortement aux émissions de particules fines.
L’étude montre aussi que les Français·es attendent une action des pouvoirs publics mais identifient uniquement l’Etat pour agir. Agir et prendre des mesures mais en prenant en compte les enjeux de justice sociale.
Destin Commun apporte un éclairage inédit sur la perception des enjeux de pollution de l’air, de l’eau et des sols, et les attentes des Français en matière de santé environnementale. Reposant sur une enquête quantitative représentative de la population nationale et six groupes de discussion, l’étude confirme la sensibilité de l’opinion à la question des pesticides et des engrais, et pointe la difficulté qu’expriment les Français à bénéficier de repères clairs dans leur consommation du quotidien. Elle montre aussi que la confiance dans l’eau du robinet et dans la qualité de l’air restent élevées, révélant un capital confiance qu’il importe de préserver.