Dans le cadre du livret « Communication & Air », l’Alliance a posé 4 questions à David Bréhon, Directeur d’Air Pays de la Loire.

Comment sensibiliser et rendre acteur·rice·s les habitant·e·s aujourd’hui ?

Le prise de conscience de l’importance de respirer un air de bonne qualité à beaucoup progressé ces dernières décen-nies, les citoyen.ne.s sont aujourd’hui demandeur.euses d’informations, et de résultats ! Et s’il reste des personnes à convaincre, les nombreuses études sanitaires sur les effets de la pollution sont très claires. Il s’agit aujourd’hui de leur donner les clés pour comprendre, mettre en lien leurs actions du quotidien et la qualité de l’air, passer d’un sujet qui leur semble extérieur à un sujet sur lequel ils peuvent eux-mêmes agir, et demander des comptes.

Selon vous, quel rôle peut jouer l’AASQA dans la sensibilisation des habitant·e·s ?

Les Association agrées de surveillance de qualité de l’air allient l’expertise scientifique sur la pollution, la connais-sance de son évolution au niveau local et l’expérience de la transmission de ces éléments qui paraissent complexes au public. Elles ont un rôle pédagogique important, elles permettent aux citoyen.ne.s de s’approprier le sujet, à leur échelle, dans leur ville, leur quotidien. Mettre à disposition une information compréhensible peut se faire à partir des données scientifiques de qualité, les AASQA savent les vulgariser, les rendre simples sans être simplistes.

D’après votre expérience, quels sont les projets qui fonctionnent le mieux ?

Ce sont les projets qui s’intéressent aux besoins des habitant.e.s. Cela peut-être en apportant une information de qualité sur l’air sur leur trajet quotidien, en donnant des conseils pratiques aux sportifs pour le choix de l’heure ou du lieu pour aller courir. L’expérimentation ou le jeu sont aussi de bons moyens d’appropriation d’un sujet, notamment avec les plus jeunes, aller faire des mesures, aller visiter une station de mesure, répondre à un quiz.

Quels conseils pourriez-vous apporter aux collectivités ?

Il existe déjà beaucoup de matière pour sensibiliser les populations, l’enjeu est aujourd’hui de toucher un grand nombre de personnes et développer une culture commune sur le sujet. Il est également important de ne pas tout miser sur la forme en oubliant le fond. Les citoyen.ne.s sont sensibles au fait de disposer d’informations de qualité, et nous avons la chance d’en disposer dans toutes les régions via les AASQA. Les collectivités peuvent s’appuyer sur leur expertise.

Crédit image : Michal Czyz 

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