Dans le cadre du livret « Communication & Air », l’Alliance a posé 4 questions à Jérémy Payen, Chargé de mission Air et Eau à la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc.

Selon vous, quel rôle joue la communication dans l’information et la sensibilisation ?

La communication est primordiale pour faire avancer la connaissance des données scientifiques. Il y a malheureusement encore trop de méconnaissance et a priori sur les sources de pollution majoritaires. Le plus dur dans la communication est de toucher le maximum de personnes pour les sensibiliser.

Quelles sont les approches qui fonctionnent le mieux pour impacter les habitant·e·s ?

L’approche participative ou tester soi-même semble la plus efficace. Il y a souvent une défiance de l’information transmise par les collectivités. Le relais par une personnalité publique comme un sportif ou un chercheur peut également être un levier intéressant. Les évènements qui permettent des échanges peuvent également avoir un impact positif si les conditions sont réunies pour avoir un réel échange et non une simple transmission d’informations.

Quelles sont les campagnes qui ont le mieux fonctionné selon votre expérience ?

L’action qui a le mieux fonctionné est un prêt de micro-capteurs de particules en partenariat avec Atmo. Les habitants ont pu expérimenter par eux-mêmes la qualité de l’air de leur quotidien. Un accompagnement était réalisé en parallèle avec des ateliers réalisés par des professionnels afin d’expliquer les mesures réalisées et de répondre aux questions. Un suivi sociologique a permis de suivre cette expérimentation.
La CCPMB a également développé en 2018 des Ambassad’Air. Il s’agissait de personnes en service civique formées sur la qualité de l’air qui réalisaient du porte-à-porte afin de renouer le dialogue avec les citoyens. Leur rôle était d’échanger avec les habitants tout en apportant de l’information quand cela était nécessaire. Cette action a été bien perçue par les habitants malgré un taux d’ouverture de porte plutôt faible.

Quels conseils pourriez-vous apporter aux collectivités qui souhaitent proposer davantage de communication ?

Il faut essayer de varier les supports et les évènements de communication. La sensibilisation ne se fait pas du jour au lendemain, il s’agit d’un travail à long terme afin de toucher le public le plus large. La science du changement de comportement peut donner des bases de travail sur les axes de communication à envisager.

 

Crédit image : Michal Czyz 

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