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Les feux de forêt sont un enjeu croissant en France. Au-delà des dégâts qu’ils provoquent sur les écosystèmes, ils dégradent également la qualité de l’air. Dans une étude bibliographique publiée en juillet 2026, AtmoSud dresse un état des connaissances scientifiques sur les impacts des incendies de forêts sur la qualité de l’air.

La France est le quatrième pays le plus boisé d’Europe, avec près de 17 millions d’hectares de forêts. Cette importante surface forestière est une richesse pour les territoires. Mais elle fournit aussi une grande quantité de végétation combustible, ce qui favorise le déclenchement et la propagation des feux de forêt.
En vingt ans, plus de 310 000 hectares de forêts sont partis en fumée en France, soit une surface équivalente à près de 30 fois la ville de Paris.
Le risque d’incendie augmente sous l’effet de plusieurs facteurs :
Les fumées des feux de forêt contiennent de nombreux polluants qui dégradent la qualité de l’air. Elles sont composées en grandes quantités de particules fines, notamment de matière organique et de carbone suie, mais aussi de polluants gazeux comme le dioxyde d’azote et les composés organiques volatils.
Les panaches de fumée engendrés par les incendies peuvent se déplacer sur plusieurs centaines de kilomètres et ainsi
contaminer différents milieux (air, eau, sol). Ils affectent des populations éloignées géographiquement. Les incendies qui ont eu lieu au Canada au cours du mois de juin 2025 ont ainsi entraîné le passage sur le territoire français d’un nuage de particules dues à la combustion.
Selon l’ANSES, l’inhalation à court terme des fumées de bois altère les mécanismes de défense des poumons.
Les principaux effets observés sont :
Même si la part de la pollution atmosphérique issue des feux de forêt reste minoritaire, elle est substantiellement toxique du fait de sa composition. Cette source de pollution atmosphérique est associée à des excès de risque de mortalité et de morbidité cardiorespiratoires. Selon les résultats du projet européen EXHAUSTION, repris par l’OCDE, elle contribuerait à plus de 13 % de la surmortalité liée aux particules fines (PM2,5) en Europe. Les mêmes travaux montrent que, si la surmortalité attribuable aux PM2,5 a diminué de plus de 50 % entre 1990 et 2019, celle liée aux particules fines issues des incendies de végétation a, dans le même temps, augmenté de plus de 100 %.
Pour aller plus loin, rendez-vous aux Assises le mercredi 14 octobre de 9h à 10h30 à Marseille pour un atelier « Incendies et qualité de l’air ». Je participe aux Assises (priorité aux collectivités).
Cette note, rédigée par AtmoSud, rassemble les principaux enseignements de la littérature scientifique récente sur les émissions liées aux incendies, le transport des fumées, leurs effets sur la qualité de l’air et la santé, ainsi que les enjeux de surveillance.
Photo de Matt Palmersur Unsplash