Qualité de l’air : un Français sur cinq renonce déjà à des activités extérieures

L’Observatoire des usages et représentations des territoires a mené une enquête auprès de 4 000 personnes pour mesurer l’acceptabilité de certaines mesures environnementales sous l’angle du climat, de la santé et de la qualité de vie.

 

Une enquête qualitative menée auprès de 4 000 personnes

La dernière enquête de l’Observatoire des usages et représentations des territoires, en partenariat avec l’ADEME, Grand Paris Aménagement et RTE, a été menée auprès de 4 000 personnes représentatives de la population française. Elle montre que le dérèglement climatique n’est plus perçu comme un sujet lointain ou abstrait mais comme une réalité qui affecte déjà le quotidien, la santé et le cadre de vie.

Une majorité de Français se disent prêts à accepter certaines contraintes si celles-ci améliorent concrètement leur santé et leur qualité de vie. Mais l’étude souligne surtout l’importance de rendre les bénéfices des mesures plus lisibles et compréhensibles pour favoriser leur acceptabilité.

Focus sur la qualité de l’air

La qualité de l’air a été étudiée dans l’enquête et son impact est réel et visible pour les participants.  45 % des répondants déclarent déjà observer une dégradation de la qualité de l’air et des pollens là où ils vivent. Plus marquant encore : près d’un Français sur cinq affirme avoir déjà renoncé à des activités extérieures en raison d’une mauvaise qualité de l’air dans sa commune. Cette réalité touche davantage les habitants des zones urbaines denses et les populations les plus modestes. Parmi les urbains modestes, 30 % déclarent avoir déjà limité leurs activités extérieures pour cette raison. L’étude confirme ainsi que les enjeux environnementaux sont aussi des enjeux sociaux et territoriaux. Un sujet que nous aborderons lors des prochaines Assises des collectivités pour l’air les 13 & 14 octobre à Marseille.

Rôle structurant des collectivités

L’enquête met également en lumière le rôle central des collectivités territoriales. 67 % des personnes interrogées estiment que l’aménagement du territoire joue un rôle important pour protéger les populations face aux effets du changement climatique. Pourtant, 40 % disent ne pas avoir confiance dans la capacité de leur territoire à s’adapter.
Trois leviers essentiels ont été identifiés pour faire adhérer davantage aux politiques environnementales :
  • la preuve de leur efficacité
  • l’amélioration concrète du cadre de vie
  • les bénéfices pour la santé

En résumé, l’argument santé ne performe pas mieux que le climat sauf s’il est clairement expliqué.

Source : Observatoire des usages et représentations des territoires, l’ObSoCo pour l’ADEME, Grand Paris aménagement et RTE – 2026

Découvrir l'enquête complète

L’Observatoire des usages et représentations des territoires vise à explorer en profondeur les comportements et les représentations des Français face aux impacts du changement climatique sur leur territoire et leur qualité de vie, et mieux comprendre les attentes et besoins selon les profils.

Découvrir tous les enseignements de l'enquête

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