Le 25 mars, les eurodéputé·e·s ont adopté un rapport visant à revoir les normes européennes en matière de qualité de l’air. En effet, les directives sur la qualité de l’air remontent à 2004 et 2008, il est nécessaire de les actualiser pour prendre en compte l’amélioration des connaissances scientifiques sur les dangers de la pollution atmosphérique.

Les député·e·s demandent un alignement des valeurs limites d’exposition sur les lignes directrices de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), beaucoup plus strictes et protectrices, notamment sur le dioxyde soufre, les PM 10 et PM 2.5. Les député·e·s demandent également à la Commission Européenne d’étendre ces normes à des polluants aujourd’hui non réglementés comme les particules ultrafines ou l’ammoniac.

La recherche scientifique ne cesse d’établir de nouveaux liens entre la pollution atmosphérique et de nombreuses pathologies, l’OMS s’apprête également à revoir ses propres normes. Pour éviter un futur décalage entre les normes européennes et les connaissances scientifiques, les eurodéputé·e·s préconisent d’inclure l’obligation d’un réexamen périodique des normes européennes pour tenir compte des données scientifiques les plus récentes et des dernières mises à jour des lignes directrices de l’OMS.

La Commission Européenne publiera en mai son plan d’action « Zéro Pollution », avec un engagement de se rapprocher des normes OMS. La révision des directives sur la qualité de l’air devrait déboucher sur une proposition législative au 3e trimestre 2022.

Rappelons qu’à l’échelle de l’Union Européenne, la pollution de l’air est responsable d’au moins 400 000 décès prématurés.