Une étude franco-suisse publiée dans Nature nous en apprend plus sur les particules fines :

Les chercheurs se sont penchés sur la toxicité des particules fines : le potentiel oxydant et donc leur capacité à endommager les cellules et tissus du corps humain dépendrait de la composition des particules et pas uniquement de leur taille. Ainsi, l’étude suggère que chercher à réduire la concentration globale de particules fines dans l’air ne serait pas suffisant : il faudrait cibler les sources qui produisent les particules au potentiel oxydant fort c’est-à-dire venant du chauffage au bois d’une part, de l’usure des freins et des pneus ensuite.

Cela confirme qu’il ne suffira pas de remplacer les véhicules mais de diminuer globalement leur flux. Si ce sont l’usure des freins et des pneus des véhicules qui relâchent les particules les plus dangereuses pour la santé, le remplacement des véhicules à essence ou diesel par des véhicules électriques n’aura pas d’impact sur la baisse des particules fines les plus nocives. La politique nationale d’amélioration de la qualité de l’air ne peut se réduire à un renouvellement du parc de véhicules. Il est essentiel de s’interroger de façon plus large sur la problématique des transports individuelsNous avons besoin d’investissements massifs dans les transports en commun et les mobilités actives.

Concernant le chauffage au bois, il est essentiel que les collectivités mènent des politiques volontaristes de remplacement des installations les plus anciennes par des poêles plus performants. Mais cela ne suffira pas. L’expérimentation testée dans la Vallée de l’Arve d’ouvrir le fonds air bois aux énergies renouvelables (FAB EnR) nous semble une initiative intéressante (en savoir plus ICI).

L'étude publiée dans Nature