Santé Publique France a publié ce jour son étude sur la mortalité liée à la pollution de l’air en France. Sa dernière étude de 2016 indiquait que 48 000 personnes mourraient chaque année du fait de la pollution aux particules fines. Cette nouvelle étude réévalue le nombre à 40 000 décès liés aux particules, soit 7% de la mortalité totale de la population française, ainsi qu’une perte d’espérance de vie de 8 mois. Le dioxyde d’azote (NO2) seraient responsable de  7 000 décès soit 1% de la mortalité totale annuelle.

Malgré une tendance à la baisse, Santé publique France rappelle que la pollution de l’air « demeure un facteur de risque conséquent en France et que les efforts de réduction de la pollution de l’air ambiant doivent être poursuivis durablement sur toutes les sources de pollution ». Cette nouvelle étude réaffirme la nécessité de poursuivre les efforts de réduction des sources de pollution, et de faire de la qualité de l’air un enjeu central des politiques publiques.

Des enseignements de 2020 peuvent être capitalisés. En effet, Santé Publique France présente également dans son rapport les impacts à court et long terme sur la mortalité en France métropolitaine de la diminution de l’exposition à la pollution atmosphérique liée au confinement du printemps 2020. Les résultats de l’Evaluation Quantitative d’Impact sur la Santé (EQIS) montrent que les bénéfices du confinement sur la qualité de l’air ont évité 2 300 décès grâce à la diminution des particules, et évité 1 200 décès grâce à la diminution de l’exposition au dioxyde d’azote. Santé Publique France précise que ces bénéfices sont majoritairement liés à des effets évités à plus long terme, montrant ainsi qu’une action volontariste sur la réduction des émissions de polluants dans l’air se traduit par une diminution sensible de l’impact de la pollution sur la santé et in fine de la mortalité.

Le communiqué de presse de Santé Publique FranceL'étude de l'impact de la pollution de l'air sur la santéLa synthèse de l'étude