Une étude parue dans la revue scientifique the Environmental Research remet en perspective le nombre de décès liés à la pollution atmosphérique. En effet, selon les chercheurs de l’Université de Harvard, 100 000 personnes meurent chaque année en France à cause des particules fines émises par les énergies fossiles. C’est nettement plus que l’étude parue en 2019 dans l’European Heart Journal qui estimait le nombre de décès à 67 000 toutes sources confondues, et près du doubles des chiffres officiels retenu par Santé Publique France depuis 2016. Pourtant, cette étude ne prend pas en compte les particules issues du chauffage au bois, dont la dangerosité avait été mise en avant dans une étude européenne coordonnée par l’Institut Paul-Scherrer parue en novembre 2020 dans la revue Nature.

Il est nécessaire de repenser globalement notre mobilité, par le renouvellement du parc de véhicules thermiques vers de l’électrique, mais surtout en développement les alternatives à la voiture individuelle : développement des transports collectifs, de la mobilité active, de l’autopartage, du covoiturage. Nos territoires regorgent d’initiatives, mais sans une volonté forte du Gouvernement d’appuyer financière et réglementairement ces alternatives, nous seront beaucoup plus lents pour protéger la santé des habitant.e.s.

L'étude