Paris

Portrait du territoire

Elu.e référent.e
renouvellement prochain de l’exécutif
Fonction
renouvellement prochain de l’exécutif
Chargé.e de la qualité de l’air
Pôle Qualité de l’Air
(Agence de l’Écologie Urbaine)
Responsable : Déborah Le Mener
Adjoint : Romain Basthiste
Technicienne : Stéphanie Soignier
+ d’infos sur la collectivité
Type de collectivité : Commune – Nombre d’habitant.e.s sur le territoire : 2.190.327 (2016) – Région : Île-de-France – Adresse : Place de l’Hôtel de Ville – 75004 Paris – Année d’adhésion à l’Alliance : 2019
La qualité de l’air
sur le territoire
La qualité de l’air sur le territoire

Principales problématiques rencontrées sur la qualité de l’air
La ville de Paris est la plus peuplée de France et figure parmi les plus denses de France. Ville-capitale d’une métropole de 7 millions d’habitants, centre économique, politique, culturel, touristique, Paris est aussi au cœur du maillage d’infrastructures routières nationales. Dès lors, elle est sujette à des fortes émissions et sa population fortement exposée. Les concentrations en polluants atmosphériques dépassent régulièrement les seuils fixés par l’OMS, et la Commission Européenne.
Le trafic routier (intra muros et principalement sur le boulevard périphérique qui la ceint) est la source principale de la pollution en NO2,, mais la combustion du bois représente une part encore importante de la pollution en particules fines.

Objectifs de la collectivité pour améliorer la qualité de l’air
La ville de Paris a inscrit dans son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de 2018 des objectifs de lutte contre la pollution atmosphérique :

  • Aucun parisien exposé en 2024 aux seuils réglementaires de polluants de l’air et aux seuils OMS en 2030
  • Agir plus efficacement contre les pics de pollution
  • Mieux informer les parisiens sur la pollution de l’air (intérieur et extérieur)
  • Amélioration de la qualité de l’air dans les espaces intérieurs, y compris les transports en commun

Les leviers pour atteindre ces objectifs sont notamment
Zéro diesel dès 2024, zéro essence en 2030
Généraliser la vitesse à 30km/h pour une ville apaisée et 100% cyclable
transformation du périphérique, avec voie de covoiturage
Inciter le remplacement des chaudières fioul et des chauffages bois
Créer des plateformes logistiques multimodales à Paris d’ici 2030
Zone à faibles émissions

des actions pour réduire la pollution atmosphérique

  • Zone à Faible Emission (ZFE)
    Poursuite de la mise en œuvre d’une ZFE pour limiter graduellement l’accès des véhicules les plus polluants au centre de l’agglomération, et accélérer le renouvellement du parc roulant par des véhicules plus récents ou l’usage d’autres modes de transport (l’interdiction du Diesel est prévue pour 2024, des moteurs thermiques en 2030). Depuis le 1er juillet 2019, seuls les véhicules avec des vignettes Crit’Air 3, 2 et 1 et « propres » peuvent circuler dans Paris Intramuros.
    Développement en parallèle de solutions alternatives à la voiture individuelle, réorganisation de l’espace public en faveur du vélo et de la marche, favorisant les transports en commun, le covoiturage et l’autopartage. Des aides financières occupent un volet important du plan antipollution avec une quarantaine d’aides diverses ; parmi elles beaucoup concernent les professionnels, de Paris et petite couronne. L’aide aux particuliers emblématique concerne l’achat d’un vélo électrique, plébiscité par les parisiens. Les demandes ont augmenté de 81% entre 2016 et 2018, passant de 7 511 en 2016 à 13 595 en 2018.
    Cette zone à faibles émissions est étendue depuis juillet 2019 au niveau métropolitain et réunie de plus en plus de communes sur le périmètre intra-A86.
  • Lutte contre la pollution due au chauffage
    Diminution de l’utilisation du chauffage au fioul (objectif 0 chauffage au fioul en 2030)
    Soutien à la mise en œuvre du projet de Charte Bois Énergie régionale et sa diffusion au sein de la communauté parisienne.
    Soutien la création d’un fonds Air-Bois métropolitain incitant au renouvellement des chauffages principaux métropolitains par un dispositif plus performant et moins polluant.
    Lancement d’une étude sur la diminution de l’utilisation du chauffage au bois à Paris
  • Des expérimentations pour promouvoir l’innovation comme
    EXEMPLAAIR (EXpérimentation En Milieux Pédagogique Pour l’Amélioration de l’Air Intérieur Renouvelé), une expérimentation de 2 solutions de dépollution de l’air intérieur au sein d’établissements scolaires parisiens.
  • Mieux connaitre la pollution de l’air parisien
    Campagnes de mesure de qualité d’air et de bruit sur le boulevard périphérique.
    Mise en place sur le territoire parisien, par Airparif, de nouvelles stations de mesure de particules ultrafines, NH3 et particules métalliques.
    Intégration des polluants secondaires dans la modélisation de la pollution atmosphérique grâce à des travaux de recherches d’une thèse subventionnée par la ville
    Étude sur les émissions en conditions réelles liées au transport fluvial et plan d’action
    Programme Bloomberg Philanthropies : test de microcapteurs de qualité d’air et de cartographie de la qualité de l’air dans les cours d’école et aux abords pour évaluer la capacité de tels dispositifs à renforcer les informations sur la qualité de l’air parisien.
    Expérimentation Pollutrack : mesure en temps réel des PM2.5 par des microcapteurs installés sur 400 véhicules électriques dans le flux de circulation à Paris afin de répertorier les « Hotspots » de pollution aux PM2.5
    Mise en ligne sur www.paris.fr d’une cartographie de la Qualité de l’air en temps réel pour permettre une meilleure information des Parisiens, issue des données d’Airparif
    Lancement d’une étude sur les émissions en conditions réelles du trafic fluvial, en partenariat avec la Métropole du Grand Paris (lauréate ‘un Appel à Manifestation de l’ADEME en 2019,
    Lancement d’un programme de formations internes sur la qualité de l’air aux agents municipaux pour permettre une meilleure information et la diffusion des bonnes pratiques.
  • Les rues aux écoles
    Après la généralisation des zones limitées à 30km/h aux abords des équipements scolaires et la réduction du stationnement devant les établissements, la ville a débuté une transformation de l’espace public et des circulations routières aux abords des écoles.
    Il s’agit d’un programme de piétonisations, de restrictions de circulation et/ou de stationnement dans les rues des écoles pour apaiser, sécuriser et protéger des pollutions. Il s’agit de développer ainsi de nouveaux espaces publics piétons dédiés aux enfants, à la vie de quartier et la végétalisation.
  • Des expérimentations pour promouvoir l’innovation
    comme EXEMPLAAIR (EXpérimentation En Milieux Pédagogique Pour l’Amélioration de l’Air Intérieur Renouvelé), une expérimentation de 2 solutions de dépollution de l’air intérieur au sein d’établissements scolaires parisiens.

Des actions pour réduire l’exposition des habitant.e.s

  • Etudes d’impact : Urbanisme et qualité de l’air, construire et aménager en préservant les populations
    Réalisations en interne de simulations 3D de la qualité de l’air pour les projets aménagements dans le cadre des évaluations environnementales, amélioration des projets via procédé itératif permettant une réduction optimale des futures nuisances.
  • Projets citoyens de lutte contre la pollution
    Expérimentation d’un projet d’implication citoyenne « Respirons mieux dans le 20ème » afin d’améliorer la connaissance des habitants, développer les bonnes pratiques et créer un réseau citoyen d’ambassadeurs de la qualité de l’air
    Déploiement à l’échelle de la ville de Paris du projet d’implication citoyenne prévu en 2021
    (ces 2 projets sont issus du Budget Participatif de la ville de Paris, partie du budget municipal soumise aux propositions et votes des Parisiens)
  • Soutien à l’innovation et à la recherche
    La ville de Paris est partenaire du laboratoire d’innovation, l’Airlab, qui a pour objectif de structurer et susciter l’émergence et le développement de technologies nouvelles ; soutien à la recherche multidisciplinaire avec la labellisation et le soutien du Domaine d’Intérêt Majeur (DIM) « Qualité de l’air, Impacts sanitaires et Innovations technologiques et politiques (QI²) » coordonné par l’université Paris-Est Créteil ».
Qu’attendez-vous pour nous rejoindre

L’association est ouverte à toute collectivité qui souhaite s’engager dans la lutte contre la pollution atmosphérique